Mali : Goïta s’arroge cinq ans supplémentaires à la tête de la junte
juillet 11, 2025
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Le général Assimi Goïta, chef de la junte malienne, a promulgué une loi controversée lui accordant un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable « aussi longtemps que nécessaire
Le général Assimi Goïta, chef de la junte malienne, a promulgué une loi controversée lui accordant un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable « aussi longtemps que nécessaire », sans jamais passer par des élections Al Jazeera+15Africanews+15France 24+15. Cette décision fait écho aux recommandations d’un « dialogue national » orchestré par le régime en avril, boycotté par la quasi-totalité des partis politiques North Africa Post+2Africanews+2AP News+2.
Le texte, adopté en grande majorité par le Conseil national de transition (131 voix pour), permet à Goïta de prolonger son autorité jusqu’en 2030 minimum, mettant ainsi de côté ses engagements initiaux à restaurer le régime civil d’ici mars 2024 Channels Television+8Sahara Reporters+8Africanews+8.
Une dérive autoritaire accentuée
Depuis mai 2025, toutes les formations politiques ont été dissoutes et toute réunion publique interdite, dans un contexte marqué par l’arrestation et la disparition d’activistes pro-démocratie à Bamako Africanews+5Reuters+5Wikipedia+5.
L’opposition, y compris de puissantes organisations de la société civile, dénoncent un « saut autoritaire » qui sape toute perspective de transition démocratique et verrouille le pouvoir à long terme .
Défi sécuritaire, choix géostratégiques
La junte justifie son maintien au pouvoir par la « pacification » du Sahel, estimant que la menace jihadiste et la situation sécuritaire persistante requièrent un leadership stable et solide. Elle a également entamé un rapprochement diplomatique avec la Russie, rompant avec ses partenaires traditionnels et s’alignant avec les militaires du Burkina Faso et du Niger dans une Alliance régionale .
Regards croisés internationaux
Cette décision a suscité de vives réactions. ECOWAS, l’Union africaine et l’Union européenne ont déjà exprimé leur préoccupation, menaçant d’étendre les sanctions si aucun calendrier crédible n’était proposé pour des élections libres et inclusives Daily Express+1Wikipedia+1.
En l’absence de représentants politiques légitimes, la société civile malienne demeure muette, mais des manifestations sporadiques continuent de résonner à Bamako et dans d’autres villes. Les bailleurs de fonds internationaux observent désormais avec anxiété les prochains développements.
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