Le gouvernement sud-africain a annoncé l’ouverture d’une enquête visant à déterminer si des responsables étatiques ou judiciaires ont entravé les poursuites judiciaires contre des auteurs présumés de crimes commis durant l’ère de l’apartheid.
Cette décision intervient après des années de critiques de la part d’organisations de défense des droits de l’homme et de familles de victimes, dénonçant l’absence de justice pour les crimes graves commis sous le régime raciste qui a dominé l’Afrique du Sud jusqu’en 1994. Plusieurs cas emblématiques, soumis à la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) dans les années 1990, n’ont jamais abouti à des procès.
Le ministre de la Justice, Ronald Lamola, a affirmé que « toute tentative délibérée d’étouffer les poursuites est une trahison envers la justice transitionnelle et les victimes du régime d’apartheid ». Il a précisé que des procureurs, policiers et membres des services de renseignement de l’époque pourraient être interrogés dans le cadre de l’enquête.
Des documents récemment révélés par des journalistes d’investigation et des ONG suggèrent que certains dossiers sensibles ont été volontairement gelés, soit par manque de volonté politique, soit en raison de pressions exercées par d’anciens membres du gouvernement ou de l’appareil sécuritaire.
Les familles des victimes ont salué cette initiative, tout en appelant à une procédure rapide et transparente. « Nous attendons la vérité depuis trop longtemps. Il est temps que justice soit faite, même tardivement », a déclaré une représentante de l’association des familles de disparus
Cette enquête pourrait rouvrir des dossiers judiciaires longtemps oubliés et raviver le débat sur la manière dont l’Afrique du Sud a géré l’héritage de l’apartheid.
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